Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Victorieuses à Taqba, à quelques dizaines de kilomètres de Raqqa, les Forces démocratiques syriennes, kurdes pour l'essentiel, bénéficient, dans leur avancée vers la « capitale » syrienne de l'État islamique, d'un soutien en armes des États-Unis, officiellement annoncé par Donald Trump. Et qui suscite la colère de la Turquie.
Au terme d’un accord signé avec le pouvoir afghan, l'ancien chef de guerre, des plus sanguinaires, se retrouve blanchi de tous ses crimes. Des centaines de ses combattants emprisonnés vont être libérés, et son parti autorisé.
On ne sait rien de lui depuis 2011. Mais ce vétéran du djihad, ancien proche de ben Laden, est aussi l'auteur d'un Appel à la résistance islamique mondiale qui inspire les auteurs des récents attentats en France et à l'étranger. Avec un principe : à la globalisation du monde doit répondre la mondialisation du djihad.
Visé jeudi 13 avril par une bombe américaine de destruction massive, le district afghan d’Achin est aujourd’hui aux mains de l’État islamique, qui a succédé aux talibans historiques et qui est devenu leur ennemi numéro un.
Parvenue à sortir de son pays, ce qui est interdit pour une femme non accompagnée d'un homme de sa famille, Dina Ali Lasloom, 24 ans, se trouvait à l'aéroport de Manille quand elle a été remise par les autorités locales à deux hommes qui l'ont reconduite à Riyad.
À deux mois de l’élection présidentielle, le régime iranien veut étouffer les multiples affaires de corruption qui le menacent. Dernier épisode : la condamnation à six mois de prison ferme de Faezeh Rafsandjani, la fille de l’ancien président qui fut l’un des fondateurs de la République islamique. Partisane de réformes, cette ancienne parlementaire ne cesse d’embarrasser les autorités.
L’attentat de Londres s’inspire des écrits de plusieurs théoriciens du djihad qui prônent le recours à d’autres formes de terrorisme : décentralisé et s’appuyant sur des individus radicalisés et armés avec les moyens du bord.
Les Kurdes syriens du PYD viennent d’annoncer un accord avec Moscou et Damas, laissant l’armée de Bachar al-Assad se déployer près de Manbij. L’accord illustre la complexité et les revirements d’alliances pour le contrôle futur des territoires syriens.
Face à la progression continue des talibans, le gouvernement de Kaboul ne contrôle plus que la moitié des quatre cents districts du pays. Ses forces de sécurité, qui ont pris le relais des troupes américaines et de l'Otan il y a deux ans, subissent une hécatombe : près de sept mille tués l'an dernier. En plus des talibans, de nouveaux mouvements d'insurrection se développent dans le pays.
L’hostilité de l’administration Trump et le « Muslim Ban » du président américain permettent aux factions conservatrices iraniennes de reprendre la main. Si le sort du président « réformiste » Rohani n’est pas encore scellé, son camp est affaibli, en particulier depuis la mort de Rafsandjani en janvier. Et les réformes sont aujourd’hui à l’arrêt. Explications.
Les autorités pakistanaises se refusaient jusqu’alors à l’admettre. Pourtant l’État islamique monte en puissance, pas seulement dans les districts tribaux mais dans plusieurs grandes villes du pays. L’attentat du 16 février contre un sanctuaire soufi, qui a fait 90 morts, illustre la nouvelle menace que constitue ce mouvement issu pour partie de certaines factions des talibans.
Personne n’en voulait mais elles sont omniprésentes. Les milices chiites participent à la bataille de Mossoul, la grande ville sunnite tenue par l’État islamique. Elles sont soutenues et encadrées par l’Iran, et leur montée en puissance complique l’offensive militaire sur la ville. Surtout, leur puissance va avoir des conséquences politiques majeures pour tout l’Irak.