L’Etat islamique à l’heure du «troisième djihad»

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L’attentat de Londres s’inspire des écrits de plusieurs théoriciens du djihad qui prônent le recours à d’autres formes de terrorisme : décentralisé et s’appuyant sur des individus radicalisés et armés avec les moyens du bord.

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Même si la chute de Mossoul et de Raqqa n’est sans doute pas encore pour demain, l’état-major de l’État islamique semble avoir pris en compte que la base territoriale dont il disposait – un proto-État à cheval sur l’Irak et la Syrie qu’il s’employait à bâtir sur les anciennes structures étatiques et qui comptait environ dix millions d’habitants –  était amenée à tôt ou tard disparaître. Avec, pour conséquence, la fin des centres opérationnels établis dans ces deux villes, en particulier Raqqa. Mais Daech étant aussi une entité idéologique, il lui reste les réseaux dormants, ou les simples cellules, qu’il a mis en place, comme l’a montré l’attaque du nouvel an à Istanbul contre la discothèque Reina (39 morts). À cette occasion, le MIT (les services secrets turcs) avaient mis au jour une série de caches dans le quartier stambouliote d’Esenyurt et découvert un joli butin d’un million de dollars en cash destiné à préparer d’autres attentats.