Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Même si le régime ne voit pas de grandes différences entre Donald Trump et son challenger, il a soigneusement évité toute initiative qui pourrait favoriser le président sortant, dont la réélection risquerait de provoquer un affrontement armé. Une victoire démocrate ne changera pas pour autant la situation catastrophique de l’économie iranienne.
Détenue en Iran depuis juin 2019, l’anthropologue franco-iranienne a été libérée de prison à titre temporaire et reste à Téhéran avec sa famille sous le contrôle d’un bracelet électronique.
Bakou et Erevan s’affrontent à nouveau pour le Nagorno-Karabagh, une province d’Azerbaïdjan très majoritairement peuplée d’Arméniens. L’absence de perspectives de négociations pourrait avoir poussé l’Azerbaïdjan à passer à l’offensive. Avec le soutien de la Turquie.
Les talibans et les représentants de Kaboul ont amorcé des pourparlers de paix au Qatar. Si, élection oblige, Donald Trump a exercé une pression énorme pour qu’ils se tiennent, ni les insurgés ni leurs adversaires n’y sont venus de leur plein gré.
Les réseaux sociaux iraniens se mobilisent pour sauver le lutteur Navid Afkari, condamné à mort. Amnesty International parle de son côté d’une « épidémie de tortures » dans les prisons où le coronavirus pourrait faire des ravages.
Les meurtres d’un intellectuel de renom et de plusieurs activistes perpétrés par des commandos de tueurs provoquent la fuite des universitaires, chercheurs et journalistes. Le nouveau premier ministre n’ose pas désigner les assassins. Principal suspect, la milice pro-iranienne Kataëb Hezbollah.
En dépit d’inégalités sociales accablantes, la gauche avait quasiment disparu de la scène politique libanaise. Avec le soulèvement et l’apparition de nouvelles formes de socialisation, la jeunesse commence à la faire renaître.
Pas de libération en vue pour la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, détenue dans une cellule surpeuplée de la prison d’Evin à Téhéran, et l’universitaire australo-britannique Kylie Moore-Gilbert, transférée dans un effroyable centre pour droits communs dans le désert.
Le président russe se comporte de plus en plus comme le propriétaire de la Syrie même s’il doit en partager le titre avec Téhéran. Quand Bachar al-Assad irrite, la presse russe le malmène désormais violemment. Mais les objectifs de Moscou restent flous.
Guerres civiles, répression, ingérences étrangères, effondrement des États, montée en force des milices, crises économiques à répétition: le monde arabe semble menacé de dislocation. Paradoxes : le fait national tient bon, et les frontières héritées du colonialisme ne sont pas remises en cause. Premier volet de notre nouvelle série.
Du nom du déserteur qui a documenté « l’industrie de la torture », le Caesar Act voté aux États-Unis vise à asphyxier le régime Assad et frappe tous ceux qui veulent commercer avec lui. Mais la population risque d’en être la principale victime.
Avec les condamnations de trois jeunes ayant pris part aux émeutes de novembre 2019 et accusés d’être des mohareb, c’est-à-dire « en inimitié à l’égard de Dieu », le régime entend bien jouer la peur pour éviter d’autres mouvements de protestation. Pour essayer en tout cas.