Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de 20 ans, Mediapart revient sur les années 1980-2020 et l’émergence du djihad global dans les montagnes de l’Hindou Kouch. Là se cache la famille Haqqani, grande alliée des États-Unis pendant la guerre contre les Soviétiques, qui a fait ensuite le pari d’Al-Qaïda.
Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de vingt ans qu’ils ont finalement perdue, Mediapart revient sur les années 1980-2020 qui ont vu l’émergence du djihad global dans les montagnes de l’Hindou Kouch. Revenu en 1996 dans la région, Oussama Ben Laden sait qu’il peut compter sur la protection promise par le code d’honneur pachtoun.
Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de vingt ans qu’ils ont perdue, Mediapart revient sur les années 1980-2020 qui ont vu l’émergence du djihad global. C’est à Djaji, dans les montagnes de l’Hindou Kouch, qu’Oussama Ben Laden et Ayman al-Zawahiri créent en août 1988 Al-Qaïda.
Alors que les États-Unis se retirent d’Afghanistan après une guerre de vingt ans qu’ils ont perdue, Mediapart revient sur les années 1980-2020, qui ont vu l’émergence du djihad global dans les montagnes de l’Hindou Kouch. Tout commence avec l’arrivée à Peshawar, au début des années 1980, du cheikh palestinien Abdallah Azzam. Premier article de notre série.
Défiant toutes les prévisions, Kaboul est tombé sans combattre. Le président Ashraf Ghani a fui « pour éviter un bain de sang ». Mais on ignore tout des nouveaux maîtres du pays et de leurs intentions. Dimanche soir, les communications téléphoniques avec la capitale afghane étaient coupées.
Avant même la chute de Kaboul, la progression des « étudiants en théologie » témoignait d’une démoralisation de l’armée afghane et d’une professionnalisation des forces insurgées.
Élu le 18 juin à la présidence de la République islamique d’Iran, le religieux Seyyed Ebrahim Raïssi prendra ses fonctions le 3 août. Pour Jonathan Piron, spécialiste de l’Iran et coordinateur du pôle prospective d’Etopia, un centre de recherche indépendant basé à Bruxelles, les radicaux sont désormais en première ligne et ne pourront plus s’abriter derrière les modérés en cas d’échec face aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux.
Présenté au festival Off, le spectacle « Je Hurle » met en scène l’immolation d’une adolescente afghane dont la famille refusait qu’elle écrive de la poésie.
Les forces américaines ont officiellement quitté le 2 juillet Bagram, leur plus grande base en Afghanistan. Un retrait mené tambour battant. Sans attendre, les insurgés ont lancé une puissante offensive dans le Nord, s’emparant de nombreux districts. C’est déjà la panique à Kaboul.
Le régime a tout organisé en vue d’une victoire de l’ayatollah ultraconservateur Ebrahim Raïssi, qui lui permettrait ensuite de succéder au Guide suprême. Contre lui, six candidats insignifiants ont été autorisés à se présenter. Une forte abstention s’annonce.
Dans un entretien, qui devait rester secret, Mohammad Javad Zarif dénonce les ingérences permanentes des Gardiens de la révolution dans la diplomatie et leur volonté de saboter l’accord nucléaire. Des déclarations qui l’empêcheront de se présenter à l’élection présidentielle.
L’armée américaine et les forces étrangères auront quitté l’Afghanistan avant le 11 septembre. Joe Biden a refusé à ses généraux le maintien de quelques unités résiduelles. Les talibans se sentent victorieux : ils n’ont fait aucune concession.