En Iran, une fuite plombe le ministre réformiste des affaires étrangères

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Dans un entretien, qui devait rester secret, Mohammad Javad Zarif dénonce les ingérences permanentes des Gardiens de la révolution dans la diplomatie et leur volonté de saboter l’accord nucléaire. Des déclarations qui l’empêcheront de se présenter à l’élection présidentielle.

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Il était le dernier espoir des factions réformistes, le seul susceptible de remporter la présidentielle du 18 juin. Mohammad Javad Zarif, même s’il se refusait encore à faire savoir s’il allait se présenter, pouvait espérer réunir derrière lui les Iraniens désabusés par le bilan accablant du président Hassan Rohani, mais craignant plus que tout le retour au pouvoir d’un partisan conservateur, voire ultra-radical, comme l’ayatollah Raïssi, bien placé pour l’emporter.