Irak, l’élite assassinée

Les meurtres d’un intellectuel de renom et de plusieurs activistes perpétrés par des commandos de tueurs provoquent la fuite des universitaires, chercheurs et journalistes. Le nouveau premier ministre n’ose pas désigner les assassins. Principal suspect, la milice pro-iranienne Kataëb Hezbollah.

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Le 6 juillet, les tueurs attendaient Hisham al-Hachemi devant chez lui, à Bagdad. À voir une vidéo de surveillance, on découvre que son assassinat relève d’une véritable opération commando menée par des tueurs à moto, avec des pistolets munis de silencieux, qui n’ont laissé aucune chance à la victime. Le chercheur se savait menacé par certaines des milices qu’il ne cessait de dénoncer pour leur légendaire corruption et parce qu’ils ont fait main basse sur l’État. Mais il avait refusé toute protection policière, sachant sans doute qu’elle serait illusoire.

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