Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Après l’avoir longtemps niée, Téhéran s’alarme de l’ampleur de l’épidémie. Les forces armées dirigent à présent « la guerre » contre le virus. Pourtant, pas question de quarantaine mais une dénonciation du « terrorisme médical » de Washington qui se refuse à alléger les sanctions.
Mohammed ben Salmane a fait arrêter le frère du roi et le prince Mohammed ben Nayef, son rival dans l’accession au trône. Il défie aussi Moscou en organisant une guerre des prix du pétrole qui risque de mettre à mal ses immenses projets économiques.
L’anthropologue est très affaiblie par sa grève de la faim. Et son compagnon, le chercheur Roland Marchal, est aussi en très mauvaise santé au moment où l’épidémie de coronavirus « balaie » les prisons iraniennes. Leur procès à huis clos vient d’être reporté à Téhéran.
En 1936, le grand intellectuel espagnol Miguel de Unamuno, après avoir soutenu les franquistes, se ressaisit et dénonce leur « force bestiale ». Le cinéaste hispano-chilien Alejandro Amenábar revient sur cet épisode mal connu de la guerre civile.
Les « étudiants en religion » et Donald Trump doivent signer à Doha un accord qui doit mettre fin à la présence militaire américaine. Mais rien n’indique que les insurgés soient prêts ensuite à partager le pouvoir avec Kaboul.
Avec vingt-six morts, la République islamique avance le nombre de décès le plus élevé après la Chine. En réalité, il pourrait être largement dépassé. À Qom, épicentre de l’épidémie, le clergé fait malgré tout de la résistance pour empêcher la fermeture des sanctuaires.
Tant le « martyre » du général Soleimani que les Gardiens de la révolution pèsent sur le scrutin du vendredi 21 février. Pour répondre aux pression américaines, le régime compte sur la militarisation et la mise à l’écart des réformistes.
Confrontés à des villes terriblement dangereuses ou à l’exil, les jeunes artistes afghans dénoncent le crime, l’injustice et la barbarie à travers des œuvres résolument modernes. Une exposition leur est consacrée au Mucem de Marseille.
Le crash de l’avion ukrainien et le mensonge des autorités ont provoqué un électrochoc en Iran. Les présentatrices de télévision démissionnent, les artistes boycottent le grand festival Fajr et les étudiants, malgré la répression, déclarent la guerre aux « menteurs ».
La mort de Soleimani et d’al-Mohandes va à tout le moins obliger Washington à un nouveau positionnement sur l’Irak, alors que la domination de Téhéran sur le pays devrait se renforcer à travers les milices pro-iraniennes. Principale victime collatérale, le grand mouvement de contestation de la jeunesse irakienne qui dure depuis octobre.
L’offensive de l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a commencé contre la dernière province rebelle. La population fuit les bombardements en direction de la Turquie, qui a fermé sa frontière. Les camps sont surpeuplés. L’hiver est dur. Et l’aide humanitaire vient d’être bloquée par un veto au Conseil de sécurité de Moscou et Pékin.
Une frappe décidée par Donald Trump a tué le tout-puissant chef de la force Al-Qods à Bagdad. Le stratège iranien de 62 ans était auréolé des victoires remportées contre l’État islamique en Irak et en Syrie. Téhéran promet de le venger.