En Irak, une génération est broyée et le système remis en cause

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Malgré une répression terrible – plus de 600 morts, 17 000 blessés et des centaines de personnes kidnappées depuis le 1er octobre –, la révolte qui secoue l’Irak continue. Tout le système est contesté. Miliciens et protestataires viennent des mêmes quartiers pauvres. Avec une vision de l’Irak radicalement différente.

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Salman Khairallah est un scientifique connu en Irak pour avoir lancé la campagne “Sauver le Tigre” – le grand fleuve qui traverse Bagdad pourrait devenir un ruisseau – et contribué au classement des grands marais irakiens menacés par la sécheresse au patrimoine de l’humanité. Omar Khadam al-Amri est un défenseur acharné des droits de l'homme. Âgés respectivement de 28 et 27 ans, ils sont tous deux membres du Forum social irakien, un groupe historique d’ONG et d’associations créé il y a quelques années. Le 11 décembre, vers midi, ils ont été enlevés alors qu’ils étaient allés acheter des tentes pour la place Tahrir, l’épicentre du mouvement de contestation à Bagdad.