Trump donne les clés de Bagdad à l’Iran

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La mort de Soleimani et d’al-Mohandes va à tout le moins obliger Washington à un nouveau positionnement sur l’Irak, alors que la domination de Téhéran sur le pays devrait se renforcer à travers les milices pro-iraniennes. Principale victime collatérale, le grand mouvement de contestation de la jeunesse irakienne qui dure depuis octobre.

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En 2014, Qassem Soleimani a été le seul des alliés de l’Irak à défendre Bagdad contre l’État islamique (EI) quand les forces djihadistes n’étaient plus qu’à une quarantaine de kilomètres de la capitale. C’est lui aussi qui a sauvé la ville sainte chiite de Samarra de la destruction djihadiste et a repris Tikrit, infligeant à l’EI sa première défaite en Irak. À Mossoul, il a été également l’un des artisans de la reprise de la grande ville sunnite et on l’a vu à plusieurs reprises en première ligne sur ce front. Pourtant, les Irakiens furent assez peu nombreux à se rendre aux cérémonies de deuil en sa mémoire qui se sont déroulées dans leur pays.