En Syrie, la province d’Idlib est la damnée de la guerre

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L’offensive de l’armée syrienne, appuyée par l’aviation russe, a commencé contre la dernière province rebelle. La population fuit les bombardements en direction de la Turquie, qui a fermé sa frontière. Les camps sont surpeuplés. L’hiver est dur. Et l’aide humanitaire vient d’être bloquée par un veto au Conseil de sécurité de Moscou et Pékin.

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Le matin du 24 décembre, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHOA) avertit les ONG présentes dans la zone d’Idlib – la dernière province syrienne tenue par la rébellion – que Moscou et le régime de Damas ont accepté une « pause » humanitaire pour permettre à la population de fuir le sud de l’enclave et gagner la partie nord, frontalière de la Turquie. Le bombardement sans répit depuis quatre jours de l’autoroute M-5 est donc suspendu jusqu’à 18 heures. Le mail onusien demande aux ONG « de faire circuler l’information aussi largement que possible pour permettre au plus grand nombre de gens de profiter de cette ouverture ».