A la frontière pakistano-afghane, les multiples habits de l’insurrection islamique

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Visé jeudi 13 avril par une bombe américaine de destruction massive, le district afghan d’Achin est aujourd’hui aux mains de l’État islamique, qui a succédé aux talibans historiques et qui est devenu leur ennemi numéro un.

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Les insurgés ayant fait allégeance à l’État islamique en Afghanistan ne sont pas nombreux – environ un bon millier – mais ils occupent des positions stratégiques dans les montagnes de la province du Nangarhar, à la frontière avec le Pakistan, depuis lesquelles ils peuvent menacer Kaboul. Ils ne s’en privent pas : fin juillet 2016, un double attentat suicide visant un rassemblement pacifique de la minorité chiite hazara avait fait plus de 80 morts et 230 blessés ; le 8 mars 2017, l’assaut lancé contre l’hôpital militaire Sardar Mohammad Daoud Khan a fait des dizaines de morts, les quatre assaillants ayant, selon une source médicale française dans la capitale afghane, systématiquement assassiné les blessés – soldats et insurgés confondus –, leurs familles venues leur rendre visite, ainsi que les médecins et infirmiers.