Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
L’écolière gravement blessée par les talibans et lauréate du prix Nobel est revenue dans son pays. Elle est l’une de ces héroïnes tragiques auxquelles un sociologue de Karachi vient de consacrer un livre en français. Parmi elles, Farzana, qui, au péril de sa vie, informe sur le Baloutchistan.
Le célèbre penseur iranien s’est éteint à Téhéran. Lui qui se réclamait des Lumières avait le premier décrypté la révolution islamique, et expliqué le choc de la modernité dans les sociétés traditionnelles. Étudiant la schizophrénie qui menace le monde non occidental, il laisse comme testament un grand livre sur la poésie persane, dans laquelle il voit un des sommets de l’esprit humain.
Un professeur irano-canadien a été retrouvé pendu dans sa cellule. Signe des graves difficultés que connaît le régime avec les pays occidentaux, les arrestations de personnes ayant la double nationalité se multiplient.
Plus que la Corée du Nord, c’est Téhéran qui est désigné comme l’ennemi n° 1 par les États-Unis. Fini, la politique tout en souplesse d’Obama. Place à une nouvelle stratégie qui repose sur une volonté de contrer la République islamique en Syrie et de l’asphyxier économiquement.
Depuis le 18 février, au moins 525 civils ont été tués et quelque 2 000 autres blessés par les bombardements des forces gouvernementales syriennes dans la Ghouta orientale. Désuni, le Conseil de sécurité de l’Onu est parvenu samedi 24 janvier à voter une trêve «pour au moins trente jours consécutifs en Syrie»
Ces derniers jours, les bombardements intensifs des forces gouvernementales dans la Ghouta orientale ont fait au moins 250 morts. Depuis cinq ans et demi, cette plaine bocagère aux portes de Damas résiste à Bachar al-Assad et ses habitants craignent les massacres si l’armée syrienne reprend la région.
La défaite de l’État islamique a encore aggravé la situation en Syrie, où les pays impliqués dans le conflit se retrouvent désormais face à face. Avec une attaque aérienne d’envergure contre des cibles syriennes et iraniennes, Israël entre à son tour dans la bataille.
C’est un document rare car très peu d’images montrent la violence de la guerre au Yémen. Rare aussi car ce sont des enfants qui racontent. Ce document, France 2 le diffusera le jeudi 8 février à partir de 21 heures dans l'émission « Envoyé spécial ». La Yéménite Khadija al-Salami explique son parti pris de réalisation lors du tournage.
Trois terribles attaques-suicides ont assommé la capitale afghane depuis dix jours. Des experts locaux mettent en cause les services secrets pakistanais. Ces derniers enverraient un message à l'intention des États-Unis, après la suspension d’une partie de l’aide américaine à Islamabad.
Les forces d’Ankara sont entrées dans le « canton » kurde d’Afrin. Erdogan est ulcéré par le projet américain de créer une armée de 30 000 gardes-frontières kurdes. Une partie d’échecs se joue entre Washington, Téhéran et Moscou, avec l’opposition syrienne et les forces kurdes dans le rôle de pions.
Les manifestations contre le régime sont moins nombreuses mais une autre menace guette le président iranien, celle des ultras, qui entendent tirer profit de son discrédit. Paradoxe : les ennemis de la République islamique et les factions radicales se retrouvent ensemble pour dénoncer Hassan Rohani, au risque pour les seconds de fragiliser l’ensemble du régime.
L’agitation se poursuit en Iran, gagne de nouvelles villes et prend une coloration très anti-religieuse. Contrairement à 2009, « c’est vraiment le peuple qui est dans la rue », notent les observateurs. Le clivage réformateurs-radicaux est dépassé. On compte une vingtaine de morts et des milliers d’arrestations.