Erdogan lance l’armée turque contre les Kurdes de Syrie

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Les forces d’Ankara sont entrées dans le « canton » kurde d’Afrin. Erdogan est ulcéré par le projet américain de créer une armée de 30 000 gardes-frontières kurdes. Une partie d’échecs se joue entre Washington, Téhéran et Moscou, avec l’opposition syrienne et les forces kurdes dans le rôle de pions.

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan en rêvait depuis longtemps : lancer son armée à l’assaut d’Afrin, l’une des trois enclaves tenues par les milices kurdes syriennes des Unités de protection du peuple (YPG) et de sa branche politique, le Parti de l’union démocratique (PYD), le long de frontière syro-turque. Depuis plusieurs jours, le chef d’État annonçait depuis Ankara l’imminence de l’offensive. Dans la nuit du 18 au 19 janvier, l’artillerie turque a effectivement commencé le pilonnage du petit territoire, que l’on appelle « canton », puis son aviation a pris le relais.