Saad Hariri à Paris: un vaudeville, le suspense en plus

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Arrivé à Paris ce samedi, l'avenir du premier ministre libanais déchu est bien incertain. Paris marche sur des œufs, soucieux de préserver l'allié indéfectible Hariri, mais aussi ses bonnes relations avec l'Arabie saoudite.

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Grande figure de la gauche intellectuelle libanaise, disparue il y a quelques mois, Samir Frangié disait de Saad Hariri qu’il avait « détruit tout ce que son père [Rafic, assassiné en 2005] lui avait légué ». Tout, c’est-à-dire la puissance financière, grâce notamment au groupe de BTP Saudi Ogier (aujourd’hui en liquidation dans le Royaume saoudien), le courage politique, le souci de l’indépendance libanaise, un ascendant incontestable sur la communauté sunnite, le respect des pays occidentaux et de ceux de la région pour la façon dont lui, Hariri père, avait relevé son pays après l’interminable guerre civile (1975-1990)…