En Syrie, l’agonie sans fin de la Ghouta

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Depuis cinq ans et demi, la plaine bocagère de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, résiste aux forces de Bachar al-Assad. Bombardés, affamés en dépit d’un « accord de désengagement », ses habitants craignent d’être victimes de massacres si l’armée syrienne reprend la région.

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Ils sont à ce point accablés par les bombardements aériens que nombre de civils de la Ghouta orientale, cette plaine bocagère qui commence à la lisière de Damas, savent désormais reconnaître à quelle aviation appartient l’appareil qui, brutalement, viendra apporter la mort et le chaos. « L’expérience nous permet de dire, sans pour autant en être sûr à 100 %, si le pilote est russe ou syrien. S’il est russe, la frappe est précise. S’il est syrien, son pilote va bombarder tout et n’importe quoi », raconte le Dr Amany Balour, une pédiatre de la Ghouta jointe par téléphone.