Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Trois mandats d’arrêt internationaux viennent d’être émis contre des proches de Bachar al-Assad, responsables de la détention en 2013 et de l’assassinat de l’ancien conseiller pédagogique du lycée français de Damas et de son fils.
Spécialiste de l’Asie centrale, l’anthropologue américain Michael Barry explique les jeux américain, russe, pakistanais et iranien en Afghanistan, au regard de la conférence de Moscou. C’est la première conférence internationale à laquelle les talibans participent.
Don Winslow est considéré comme le plus grand des écrivains américains travaillant sur la drogue et les narcotrafiquants. De passage à Paris, l’auteur de La Griffe du chien et de Cartel décrypte le fonctionnement des cartels les plus dangereux et dénonce l’incurie des politiques.
Le gouvernement pakistanais a complètement cédé aux pressions des mouvances islamistes radicales, après l’acquittement surprise de la chrétienne Asia Bibi, emprisonnée pour blasphème. L’ouvrière agricole est maintenue en détention et son avocat a fui le pays.
Accusée de blasphème et condamnée à mort, la paysanne chrétienne Asia Bibi a été innocentée par la Cour suprême du Pakistan mais devra quitter son pays. En raison de leur décision courageuse, les juges s'exposent à la menace d’être assassinés.
Les vrais responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri ne comparaissent pas devant le Tribunal spécial pour le Liban, basé depuis juin 2014 près de La Haye et dont le mandat devrait s’achever d’ici peu. Les principaux accusés ont été tués ou ont disparu. Les enquêteurs ont été assassinés. D’où l’impression de juger des extraterrestres, même si le dossier est accablant pour Damas et le Hezbollah.
Les groupes séparatistes arabes prolifèrent dans le sud de l’Iran au nom de la lutte contre « la domination perse ». L’attentat d’Ahvaz, survenu le 22 septembre, témoigne de la guerre sourde qui les oppose aux Gardiens de la révolution et dure depuis au moins vingt ans.
La grande ville du sud de l’Irak est malade de l’eau contaminée, de la misère et d’un sentiment d’abandon. Sa révolte, dirigée aussi contre l’Iran et les puissantes milices, ébranle la classe politique. Le premier ministre Haïder al-Abadi vient d’être exclu de son parti.
Sur la scène internationale, le prince héritier Mohammed ben Salmane va d’échec en échec. Sur le plan intérieur, ses mesures libérales s’accompagnent d’une répression terrible. Et son fabuleux projet économique « Vision 2030 » a du plomb dans l’aile. Son avenir est aussi lié à celui de Donald Trump.
Réélu en juin 2017 avec une belle avance, le président iranien se voit, un an plus tard, déstabilisé et marginalisé par la terrible crise économique que traverse l’Iran. Ses ministres sont limogés, son camp se délite et la faction réformatrice est en voie d’être laminée.
Les Saoudiennes en quête de droits et de liberté sont la cible du prince héritier Mohammed ben Salmane. L’une d’elles, Israa al-Ghomgham, est sous la menace d’une exécution publique.
La chute annoncée de la ville consacre la victoire de Bachar al-Assad et permet à ses alliés iraniens de s’approcher d’Israël. La présence de Téhéran en Syrie devient centrale, et fait enrager Washington. Trump et Poutine en discuteront le 16 juillet à Helsinki.