Assassinat de Hariri: l’histoire d’une enquête accablante et d’un procès fantôme

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Les vrais responsables de l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri ne comparaissent pas devant le Tribunal spécial pour le Liban, basé depuis juin 2014 près de La Haye et dont le mandat devrait s’achever d’ici peu. Les principaux accusés ont été tués ou ont disparu. Les enquêteurs ont été assassinés. D’où l’impression de juger des extraterrestres, même si le dossier est accablant pour Damas et le Hezbollah.

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Le cerveau de l’attentat contre Rafic Hariri est mort de façon mystérieuse en Syrie, son relais au sein du régime syrien a été tabassé à mort également du côté de Damas, l’homme qui a revendiqué l’attaque n’avait rien à voir avec celle-ci et a probablement été tué, le kamikaze qui conduisait la voiture piégée n’a toujours pas de nom et le courageux enquêteur de la gendarmerie libanaise qui a remonté la piste menant à l’escadron de la mort a lui aussi été assassiné. Quatre membres de ce commando ont certes été identifiés et sont, eux, bien vivants, mais, faute d’avoir été appréhendés, en dépit d’un mandat d’arrêt international, ils ne sont pas sur le banc des accusés et coulent des jours tranquilles dans la banlieue sud de Beyrouth.