La rébellion syrienne perd Deraa, le «berceau» de la révolution

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La chute annoncée de la ville consacre la victoire de Bachar al-Assad et permet à ses alliés iraniens de s’approcher d’Israël. La présence de Téhéran en Syrie devient centrale, et fait enrager Washington. Trump et Poutine en discuteront le 16 juillet à Helsinki.

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C’est une grave défaite, autant stratégique que symbolique, que vient de connaître la rébellion syrienne. Elle est sur le point de perdre la ville de Deraa et le gouvernorat qui porte son nom. Stratégique, parce que la région est frontalière de la Jordanie et proche du plateau du Golan, ce qui lui permettait de recevoir un (relatif) soutien des États-Unis, de la Jordanie et de certains États arabes du Golfe. Symbolique, parce que cette capitale provinciale est le « berceau » de l’insurrection qui a commencé, autour du 15 mars 2011, après l’arrestation d’une quinzaine d’enfants qui avaient tagué sur les murs des slogans hostiles au régime.