Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Manifestations contre la vie chère, la chute de la monnaie, le manque d’eau… L’Iran est traversé par une grave agitation sociale, alors que Washington se prépare à lui déclarer une guerre commerciale terrible. L’idée de négociations directes avec « l’ennemi américain » commence à percer à Téhéran.
Le président Ghani comme les talibans ont annoncé un cessez-le-feu de respectivement cinq et trois jours. Pour Kaboul et ses alliés américains, le processus de paix pourrait se trouver enclenché. Certains experts n’y croient pas.
L’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, très engagée dans la défense des droits de l’homme, a été emprisonnée le 13 juin. Le pouvoir iranien lui reproche de soutenir le combat des femmes qui refusent de porter le hidjab.
À la veille d’une grande offensive que le régime syrien souhaite lancer contre Deraa, point de départ de la révolte syrienne en mars 2011, Moscou a demandé le retrait « dès que possible » des forces non syriennes des régions frontalières d’Israël. Satisfaction de l’État hébreu. Colère rentrée à Téhéran.
C’est le triomphe des déshérités. Grâce à sa popularité dans les quartiers pauvres, la liste qu’il patronne est arrivée en tête des législatives. Ce fils d’un grand ayatollah assassiné par Saddam Hussein dénonce la corruption et les ingérences étrangères en Irak. Il est la bête noire de Téhéran et de Washington.
Soutenu par les différentes factions du régime islamique, l’accord sur le nucléaire iranien signé à Vienne en 2015 vaut aujourd'hui au président Rohani d’être épargné par les critiques. La décision de Trump a aussi revivifié le sentiment national au profit du pouvoir. Mais l’économie risque de souffrir terriblement du rétablissement des sanctions.
Quarante coalitions issues de 200 listes vont s’affronter samedi 12 mai lors du premier scrutin depuis la reprise de Mossoul à l’État islamique. Le grand ayatollah Sistani, le plus respecté du monde chiite, a sermonné les candidats, dénoncé leur corruption et pris ses distances avec Téhéran. Il a aussi défendu l’idée d’un Irak… séculier.
Humiliés par Donald Trump, les dirigeants européens veulent sauver les intérêts de leurs entreprises en Iran, mais aussi leur partenaire iranien, le président Hassan Rohani. « Ce n’est pas la fin de l’histoire », tempère l’Élysée.
Le président des États-Unis a mis sa menace à exécution, en annonçant le 8 mai le retrait de son pays de l’« accord pourri » conclu avec l’Iran. Les conséquences s’annoncent immenses. Le président iranien s’est gardé de toute surenchère.
Enquêtrice pour Amnesty International, Donatella Rovera revient d’Irak et de Raqqa, en Syrie. Elle raconte le désespoir des populations abandonnées à leur sort après la défaite de l’État islamique. Et leur souffrance de ne pas être considérées comme des victimes.
Les frappes menées contre les installations syriennes vont réduire la capacité du régime Assad à mener d’autres attaques chimiques contre les dernières poches qui lui résistent, en particulier la grande province d’Idlib. Elles pourraient conduire à une reprise des négociations en vue d’une solution politique.
Le contrôle de la dernière enclave rebelle à proximité de la capitale syrienne est décisif pour le régime de Bachar al-Assad. Après l’utilisation d’armes chimiques contre la ville de Douma, Damas dénonce une manipulation de l'opposition, et cherche à anticiper une potentielle riposte.