Avec les législatives, le nationalisme revient en force en Irak

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Quarante coalitions issues de 200 listes vont s’affronter samedi 12 mai lors du premier scrutin depuis la reprise de Mossoul à l’État islamique. Le grand ayatollah Sistani, le plus respecté du monde chiite, a sermonné les candidats, dénoncé leur corruption et pris ses distances avec Téhéran. Il a aussi défendu l’idée d’un Irak… séculier.

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C’est la grande surprise de ces élections législatives en Irak, les premières depuis la victoire sur l’État islamique (EI). Une surprise qui ne vient d’aucun des trois principaux chefs, tous chiites, des coalitions électorales : à savoir, le premier ministre sortant, Haider al-Abadi, le chef de guerre Hadi al-Ameri, toujours à la tête des puissantes milices paramilitaires, et l’ancien chef du gouvernement Nouri al-Maliki – les deux premiers se prévalant d’avoir repris Mossoul aux djihadistes, que le troisième avait perdu en juin 2014.