Moqtada al-Sadr, le petit religieux irakien qui défie l’Iran et les Etats-Unis

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C’est le triomphe des déshérités. Grâce à sa popularité dans les quartiers pauvres, la liste qu’il patronne est arrivée en tête des législatives. Ce fils d’un grand ayatollah assassiné par Saddam Hussein dénonce la corruption et les ingérences étrangères en Irak. Il est la bête noire de Téhéran et de Washington.

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On ne sait pas combien de semaines ou de mois prendront les négociations en vue de former un nouveau gouvernement en Irak mais, déjà, l’Iran est sur la défensive et à la manœuvre. À peine les résultats des élections législatives étaient-ils connus que le régime iranien envoyait à Bagdad le mythique général Kacem Soleimani, le chef de la division Al-Qods des pasdaran, l’unité chargée des opérations extérieures et du renseignement des pasdaran (les Gardiens de la révolution).