Longtemps grand reporter à Libération, travaillant sur le Proche et Moyen-Orient. A présent, journaliste indépendant et écrivain.
Auteur de romans policiers,
dont Chiens et Louves (Gallimard - Série noire) et Une guerre sans fin (Rivages noir),
de récits de guerre, dont
Afghanistan: jours de poussière (La Table Ronde - grand prix des lectrices de Elle en 2003)
Les Rolling Stones sont à Bagdad (Flammarion - 2003)
La mort est ma servante, lettre à un ami assassiné - Syrie 2005 - 2013 (Fayard - 2013)
Le djihad contre le rêve d'Alexandre (Le Seuil - prix Joseph Kessel - 2017)
Après un défilé jeudi à Machhad, les manifestations, les premières depuis 2009, s’étendent à tout l’Iran. Les protestataires dénoncent la vie chère et la dictature. Pour la première fois, le nom du Chah a été scandé.
Depuis cinq ans et demi, la plaine bocagère de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, résiste aux forces de Bachar al-Assad. Bombardés, affamés en dépit d’un « accord de désengagement », ses habitants craignent d’être victimes de massacres si l’armée syrienne reprend la région.
Écrivain iranien, Ali Erfan restitue dans un magnifique roman, Sans ombre, la ferveur inouïe des milliers de tout jeunes volontaires iraniens partis se faire tuer sur les champs de batailles de la guerre avec l’Irak de 1980-1988. Ayant recueilli les récits des survivants, à qui l’on a appris à mourir mais pas à combattre, il leur prête sa plume pour raconter le carnage. Présentation et extraits du livre.
Arrivé à Paris ce samedi, l'avenir du premier ministre libanais déchu est bien incertain. Paris marche sur des œufs, soucieux de préserver l'allié indéfectible Hariri, mais aussi ses bonnes relations avec l'Arabie saoudite.
Pas la moindre apparition du premier ministre libanais démissionnaire. Impossible de le joindre et sa famille au Liban n’a fait aucune déclaration. Mais avec sa démission prend fin en effet l’accord de gouvernement, formé fin 2016, et la politique de distanciation du Liban à l’égard des conflits régionaux.
Avec la purge du 4 novembre, le prince héritier Mohammed ben Salmane espère remettre la main sur une centaine de milliards de dollars détournés par le clan Abdallah. De l’argent dont une partie aurait été blanchie par la société Saudi Oger, détenue par Saad Hariri. Ce dernier est toujours à Riyad.
Ciblés par Donald Trump, les pasdarans sont redevenus les héros du régime. Toutes les factions, des plus réformatrices aux plus révolutionnaires, les soutiennent désormais. La société civile craint d’en être la victime.
Avec la perte de ses deux capitales autoproclamées, Raqqa en Syrie et Mossoul en Irak, c’est tout le califat qui s’effondre. Mais les conditions qui l’ont fait apparaître n’ayant pas changé, le djihadisme ne disparaît pas pour autant. L’État islamique peut aussi compter sur les divisions de ses ennemis.
Khaled Khani a assisté aux massacres perpétrés par le régime syrien à Hama, en 1982. Réfugié en France, il est l’une des six victimes ayant porté plainte contre l’un des principaux organisateurs des massacres, Rifaat al-Assad, oncle de l'actuel dictateur Bachar al-Assad. Il témoigne pour Mediapart.
Un collectif d’avocats, représentant huit témoins de deux massacres de masse perpétrés sous la direction de Rifaat al-Assad en 1980 et 1982, a dénoncé mercredi l'inaction de la justice helvétique, saisie en secret depuis 2013, et demandé l’arrestation de l’ancien vice-président syrien, oncle de Bachar al-Assad.
Le président de la République islamique n’a pas tenu ses engagements de campagne. Car il ne doit pas mécontenter les conservateurs, dont il a besoin pour mener d’autres combats : la succession du Guide suprême et la diminution du pouvoir des Gardiens de la révolution.
Entretien avec Ori Goldberg, chercheur israélien à l’Institut international du contre-terrorisme d’Herzliya, qui développe une approche religieuse des ressorts du djihadisme, un prisme qui l'amène à distinguer Daech de la « rationalité » d’Al-Qaïda.