Haqqani, la famille qui a fâché les Etats-Unis avec le Pakistan

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Dans une déclaration récente, Donald Trump s’en est pris vertement à Islamabad, son principal allié dans la lutte antiterroriste, qui « accueille les mêmes terroristes que nous combattons », en l’occurrence les talibans afghans. Parmi eux, le clan des Haqqani, ou l’histoire de la radicalisation sans fin d’une famille passée de la lutte contre les Soviétiques à la guerre contre les États-Unis. 

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On ne s’attendait pas à ce qu’il fasse un jour son entrée en grande pompe dans Homeland, l’une des séries américaines les plus emblématiques des enjeux géopolitiques de notre époque. C’était dans la saison 4, diffusée à l’automne 2014 et qui se déroulait pour l’essentiel au Pakistan. Certes, son prénom avait été changé : Haissam au lieu de Jallaluddin. Mais, pour l’essentiel, on reconnaissait bien dans ce personnage de Homeland le vieil Haqqani, le grand méchant loup de la guerre sainte. Les scénaristes américains l’avaient simplement un peu rajeuni. Ils avaient élagué sa barbe magnifique roussie au henné, troqué son impressionnant turban pour un pakoul, le bonnet des montagnards de la frontière, mais ils n’avaient pas oublié qu’il souffrait de leucémie. Dans la série, il s’employait, avec ses moudjahidin, à prendre d’assaut l’ambassade américaine à Islamabad.