Iran: le président Rohani a laissé tomber ses promesses

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Le président de la République islamique n’a pas tenu ses engagements de campagne. Car il ne doit pas mécontenter les conservateurs, dont il a besoin pour mener d’autres combats : la succession du Guide suprême et la diminution du pouvoir des Gardiens de la révolution.

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C’est comme si la belle victoire de Hassan Rohani avec plus de 57 % des suffrages, à l’élection présidentielle du mois de mai, n’avait pas fait bouger les lignes. Aucun ministre réformateur dans le gouvernement formé à la fin du mois d’août, aucune femme non plus, ni de représentant des minorités, alors qu’il avait promis lors de sa campagne de leur ouvrir les portes. Pas non plus de libération des prisonniers politiques, une promesse faite par le candidat Rohani dès 2013 et réitérée avant le dernier scrutin. La déception, qui s’exprime principalement via les réseaux sociaux, est palpable dans le camp des réformateurs. Elle l’est d’autant plus que certains parmi ces derniers, après avoir hésité à se rallier à sa coalition, avaient largement contribué à sa réélection.