Les Gardiens de la révolution retrouvent grâce à Téhéran

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Ciblés par Donald Trump, les pasdarans sont redevenus les héros du régime. Toutes les factions, des plus réformatrices aux plus révolutionnaires, les soutiennent désormais. La société civile craint d’en être la victime.

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Sheytane Bozorg, autrement dit le « Grand Satan », existe bel et bien. Aujourd’hui, il porte le nom de Donald Trump. Depuis que l’administration américaine les a nommément ciblés, les menaçant de nouvelles sanctions et même de les inscrire sur la liste des organisations soutenant le terrorisme, les Gardiens de la révolution iraniens, les pasdarans, ont beau jeu de faire valoir que l’expression « Grand Satan », forgée par l’imam Khomeini et qu’ils ont reprise tant et plus, n’était pas qu’une image, que l’Amérique diabolique est une réalité, personnifiée par son président.