Le prince héritier Ben Salmane, un «féroce» qui dévore son royaume

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Sur la scène internationale, le prince héritier Mohammed ben Salmane va d’échec en échec. Sur le plan intérieur, ses mesures libérales s’accompagnent d’une répression terrible. Et son fabuleux projet économique « Vision 2030 » a du plomb dans l’aile. Son avenir est aussi lié à celui de Donald Trump.

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Il était le dirigeant qui avait les meilleurs atouts pour jouer les parties en cours au Proche et au Moyen-Orient : à l’intérieur du Royaume, la richesse de la première puissance pétrolière du monde, la promesse d’être roi et de régner plusieurs décennies, le soutien d’une partie de la jeunesse – celle qui cherche à s’échapper du carcan conservateur et religieux qui emprisonne la société –, celui des Saoudiennes – qui rêvent que soit mis fin à un tutorat qu’elles sont de plus en plus nombreuses à dénoncer –, celui des technocrates et des libéraux. Plus encore, il bénéficiait de l’image de l’homme providentiel que le pays attendait ; à l’extérieur, les alliés amis les plus puissants, pas seulement les États-Unis ou la France, mais aussi la Russie et la Chine. Même Israël lui faisait – et lui fait encore – les yeux les plus doux.