Au Japon, la mémoire sous l'eau

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Naoya Hatakeyama est surtout connu pour ses photographies de paysages naturels, urbains ou industriels. Il n'a pas l'habitude « de prendre des photos pour entretenir (sa) mémoire », écrit-il en postface de son livre Kesengawa, portrait d'un Japon ravagé le 11 mars 2011. Si l'on retient surtout ici la catastrophe nucléaire, Naoya Hatakeyama revient sur sa ville natale, Rikuzentakata, à quelque 180 km au nord de Fukushima. Kesengawa est une histoire en deux temps. Dans la première partie, les photos d'avant s'insèrent dans le récit du temps qu'il a fallu au photographe pour rejoindre sa région natale et avoir des nouvelles des siens. Dans la seconde partie, les images du chaos, muettes, envahissent tout l'espace. Lire aussi le Bookclub de Christine Marcandier.

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  1. 19 mars 2011. Kesenchô-Imaizumi-Aramachi

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