En Birmanie, la guerre contre l’opium (1/2)

21 photos

La Birmanie est le deuxième producteur d’opium du monde. Dans l’État Kachin, au nord du pays, les Pat Jasan tentent de juguler la production et la consommation massives d’opium et d’héroïne. Cette milice est soutenue par les églises locales et la Kachin Independence Organization. Les Pat Jasan détruisent les champs d’opium et arrêtent les consommateurs, qu’ils envoient dans leurs propres camps de désintoxication où l’enseignement de la Bible fait figure de traitement. Plus de 1 600 hectares de champs de pavot auraient été détruits et des milliers d’individus seraient déjà passés par ces camps.Renaud Coulomb documente cette guerre contre l’opium depuis plus de trois ans.

La lecture des articles est réservée aux abonné·es. Se connecter

  1. © Renaud Coulomb

    Laiza, janvier 2018. Un panneau du comité local Pat Jasan rappelle l’interdiction d’utiliser des drogues à Laiza, la principale ville contrôlée par la Kachin Independence Organization (KIO). Le mouvement Pat Jasan, dont le nom signifie « Empêcher et détruire » en kachin, a été lancé en 2010 sous l’égide de la KIO dans les territoires qu’elle contrôle. En 2014, grâce à l'appui des églises locales, le mouvement s’est étendu au reste de l’État Kachin. Son action reflète les profonds désaccords politiques entre la KIO et le gouvernement birman, accusé d’inaction.

1€ pour 15 jours

Résiliable en ligne à tout moment

Je m’abonne

L’info part de là


Soutenez un journal 100% indépendant : sans subventions, sans publicités, sans actionnaires

Tirez votre information d’une source de confiance

Accédez en exclusivité aux révélations d’un journal d’investigation

Déjà abonné ?

Mot de passe oublié

Nos derniers portfolios

Portfolio — 17 photos
par Jan Schmidt-Whitley / Le Pictorium
Portfolio — 15 photos
par Patrick Artinian
Portfolio — 20 photos
par Gabriel Gauffre et Sadak Souici / Agence Le Pictorium

À la Une de Mediapart

Journal — France
Comment le CHU de Bordeaux a broyé ses urgentistes
Les urgences de l’hôpital Pellegrin régulent l’accès des patients en soirée et la nuit. Cela ne règle rien aux dysfonctionnements de l’établissement, mettent en garde les urgentistes bordelais. Épuisés par leur métier, ils sont nombreux à renoncer à leur vocation.
par Caroline Coq-Chodorge
Journal — Économie
Force ouvrière : les dessous d’une succession bien ficelée
À l’issue du congrès qui s’ouvre dimanche, Frédéric Souillot devrait largement l’emporter et prendre la suite d’Yves Veyrier à la tête du syndicat. Inconnu du grand public, l’homme incarne, jusqu’à la caricature, le savant équilibre qui prévaut entre les tendances concurrentes de FO.
par Dan Israel
Journal — France
« Travail dissimulé » : la lourde condamnation de Ryanair confirmée en appel
La compagnie aérienne a été condamnée, en appel, à verser 8,6 millions d’euros de dommages et intérêts pour « travail dissimulé ». La firme irlandaise avait employé 127 salariés à Marseille entre 2007 et 2010, sans verser de cotisations sociales en France. Elle va se pourvoir en cassation.
par Cécile Hautefeuille
Journal — France
En Alsace, les nouveaux droits des travailleurs détenus repoussent les entreprises
Modèle français du travail en prison, le centre de détention d’Oermingen a inspiré une réforme du code pénitentiaire ainsi qu’un « contrat d’emploi pénitentiaire ». Mais entre manque de moyens et concessionnaires rétifs à tout effort supplémentaire, la direction bataille pour garder le même nombre de postes dans ses ateliers.
par Guillaume Krempp (Rue89 Strasbourg)