En moto contre les violences faites aux Amérindiennes

Pour que cesse le silence sur les meurtres et enlèvements qui frappent les femmes amérindiennes (Murdered and Missing Indigenous Women) et leurs familles, pour sensibiliser à cette cause très peu médiatisée, des motardes d’origine amérindienne traversent les États-Unis sur leurs engins depuis 2019 et récoltent de l’argent pour des associations militantes.

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  1. Le 9 août 2020, au Dakota du Sud, dans la grande salle d’exposition du Crazy Horse Memorial. Une exposition a été montée pour alerter sur la dramatique problématique des MMIW. Ce sigle, pour Missing and Murdered Indigenous Women, est apparu en 2015 sous la forme d’un hashtag sur les réseaux sociaux. Il désigne un phénomène plus ancien de violence ciblée sur les femmes amérindiennes. Bien moins médiatisé que le mouvement #MeToo qui a réveillé les consciences sur les violences faites aux femmes partout dans le monde, le mouvement MMIW, et plus largement MMIWG2SR pour Girls, Two Spirits and Relatives, incluant les différentes identités de genre, de sexe et catégories d’âge, est en train de se révéler à la société nord-américaine et au-delà. Contrairement au Canada où ce mouvement est plus développé, c’est seulement très récemment que l’opinion états-unienne a pris conscience de la réalité de la violence particulière faite aux femmes amérindiennes, grâce à l’action de militantes acharnées. L’exposition proposée au Crazy Horse Memorial est le fruit du travail de plusieurs d’entre elles, motardes, qui ont depuis 2019 décidé de rouler pour alerter, sensibiliser, et lever des fonds pour les associations qui se consacrent à ce sujet. Pour que cesse le silence.

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