Evol, artiste de façades

Evol est un maître d'œuvre pas comme les autres : ses chantiers préfabriqués font surgir en trompe-l'œil dans l'espace public des façades anonymes et populaires. Rien d'habitable, rien de neuf : ces habitations de façades sont peintes à la bombe aérosol et au pochoir. En dissimulant ces mini-monuments clandestins dans certaines zones mortes de notre environnement, l’artiste allemand rend hommage aux invisibles parqués en périphérie des villes et cible les politiques urbaines de logement, de l'époque de la RDA jusqu'à nos jours. Entretien vidéo.

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  1. Désillusion. « Le trompe-l'œil ne représente pas, il reconstruit », écrit Claude Lévi-Strauss dans Regarder écouter lire (Éd. Plon, 1993). Il ajoute : « Le trompe-l'œil saisit et montre ce qu'on ne voyait pas, ou mal, ou de façon fugitive, et que, désormais, grâce à lui, on verra toujours. » Avec ses interventions qui se fondent dans le décor souvent crade et en ruine, Evol révèle la tension sociale qui se joue dans nos villes fantômes au pied du mur. Entretien vidéo :

    Evol, MOE (maître d'oeuvres) - vidéo dailymotion

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