Retour en Algérie, 17 ans après

Par

« En octobre 2014, écrit la photographe Lynn S.K., je retourne en Algérie, où je suis née, et où je n’ai pas mis les pieds pendant 17 ans. Là-bas, je rencontre N., qui était la garde-malade de ma tante décédée. Très vite, elle me parle de sa mère et de sa famille dans la banlieue jijelienne, à quelque 300 km à l’est d’Alger. Je lui demande si je peux l’y accompagner, elle accepte. » Ces photographies ont été réalisées entre octobre 2014 et septembre 2015. Lynn S.K. expose jusqu’au 16 novembre à la mairie du IVe arrondissement de Paris, dans le cadre de la troisième biennale des photographes du monde arabe contemporain (voir le programme ici).

Mots-clés

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

  1. Bessma & Aïda, et les enfants du voisin. À Jenima (nom d’emprunt), petit village de la wilaya de Jijel, je vis chez Mohammed B., une ferme sans gaz de ville ni eau courante ; alors que lui s’occupe des champs et que ses fils sont en ville pour vendre les poules, je reste avec les femmes, les enfants. La famille m’adopte, bien que personne ne parle le français et que mon arabe soit alors relativement médiocre. Cette photographie me touche parce qu’elle me rappelle mes souvenirs d’enfance, à Boumerdès, ville côtière à proximité d’Alger.

Voir tous les portfolios