AmériquesReportage

Également sous pression de Washington, la Colombie peine à sortir de l’engrenage sans fin de la coca

La Colombie, gouvernée par le président de gauche Gustavo Petro, connaît des tensions diplomatiques inédites avec Washington, alors que son voisin vénézuélien vient d’être directement attaqué par Donald Trump. Dans le pays, 300 000 familles restent prisonnières de l’économie clandestine de la cocaïne qui structure l’État depuis quarante ans.

Pascale Mariani

Putumayo, Bogotá (Colombie).– Automne 2025. En route vers l’Arabie saoudite pour une visite officielle, l’avion du président colombien est empêché de faire le plein de kérosène lors d’une escale au Cap-Vert. Tous les fournisseurs se dérobent. Consternation à bord. Gustavo Petro et sa délégation n’avaient pas anticipé les effets de son inscription, quelques jours plus tôt, sur la liste du Bureau de contrôle des avoirs étrangers (Ofac, pour Office of Foreign Assets Control) du département du Trésor des États-Unis, qui sanctionne les personnes liées au trafic de drogue.

Réservé aux abonné·es

Se connecter

La lecture des articles est réservée aux abonné·es

Se connecter