La Colombie, gouvernée par le président de gauche Gustavo Petro, connaît des tensions diplomatiques inédites avec Washington, alors que son voisin vénézuélien vient d’être directement attaqué par Donald Trump. Dans le pays, 300 000 familles restent prisonnières de l’économie clandestine de la cocaïne qui structure l’État depuis quarante ans.
Le Groupe de La Haye, une coalition pour la Palestine qui réunit des pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie du Sud, a convoqué plus de trente pays à Bogotá pour convenir de sanctions contre Israël. En parallèle, des mobilisations citoyennes ont lieu dans la capitale colombienne.
Au second tour de l’élection, dimanche 19 juin, le candidat de gauche Gustavo Petro, doté d’un score historique au premier tour, affronte Rodolfo Hernández, dit « l’ingénieur », un riche homme d’affaires qui a fait campagne sur les réseaux sociaux et créé la surprise.
Dans un pays qui a toujours été dirigé par la droite, le dirigeant de la gauche colombienne, Gustavo Petro, est arrivé en tête dimanche lors des primaires destinées à désigner les représentants des différentes coalitions pour la présidentielle de mai. Elles ont été organisées en même temps qu’un scrutin parlementaire qui a également vu une victoire de la gauche.
La Cour constitutionnelle de Bogota a dépénalisé lundi l’IVG jusqu’à la vingt-quatrième semaine de grossesse. Une décision révolutionnaire en Amérique latine, dans un pays encore fortement divisé sur la question.
La Colombie fait face à un afflux de migrants haïtiens en provenance du Brésil et du Chili, où ils avaient émigré il y a quelques années. Près de 20 000 se retrouvent coincés dans la petite ville de pêcheurs de Necocli, dans le nord-ouest du pays.
Un mois après le début des manifestations, la colère s’étend et gagne de vastes pans de la population colombienne. La plupart sont issus de ces classes populaires appauvries par la pandémie et des décennies de politiques gouvernementales tournant le dos aux plus vulnérables.
Au moins trente personnes ont été tuées en Colombie par les forces de l’ordre. Depuis fin avril, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue contre un projet de réforme fiscale du gouvernement. Malgré son retrait dimanche, la mobilisation se poursuit et pour l’opposition, « un massacre est en cours ».
Ces trois dernières années, plus de 4 millions de Vénézuéliens se sont exilés, fuyant la faillite économique et l’interminable crise politique de leur pays. Le Covid-19 provoque un nouvel exode. Une épreuve de plus pour les migrants vénézuéliens.
Tournant dans l’histoire politique et judiciaire du pays d’Amérique du Sud, la Cour suprême a ordonné l’arrêt domiciliaire de l’ex-président (2002-2010), mentor de l’actuel chef de l’État Iván Duque, pour manipulation de témoins.
Avec la pandémie du Covid-19 et le confinement obligatoire des Colombiens, de nombreuses familles sont plongées dans la misère. Pour appeler à l’aide, un nouveau code se répand dans le pays : le chiffon rouge, signe qu’une famille a faim.
L’Armée de libération nationale (ELN) a annoncé un cessez-le-feu unilatéral d’un mois, à compter du 1er avril, le présentant comme un « geste humanitaire » en ces temps de pandémie. Mais une partie de l’autre guérilla, les Farc, a repris les armes.