En Colombie, les jeunes des quartiers populaires en « première ligne » de la contestation sociale

Par

Un mois après le début des manifestations, la colère s’étend et gagne de vastes pans de la population colombienne. La plupart sont issus de ces classes populaires appauvries par la pandémie et des décennies de politiques gouvernementales tournant le dos aux plus vulnérables.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Bogota (Colombie).– Une rangée de policiers casqués barre l’entrée de la station de bus Portal de las Américas, rebaptisée « Porte de la Résistance » par les manifestants. Face à eux, sur une vaste esplanade, des dizaines de personnes s’agitent. « Celui qui ne saute pas est un flic ! », scandent-ils en bondissant. Aux cris de « Assassins ! », ils s’approchent dangereusement de la police. L’un d’eux saisit un pavé.