A Tarragone, des indépendantistes catalans impatients de voter

Par

Impossible de savoir si le référendum sur l’indépendance de la Catalogne va se tenir le 1er octobre. Malgré l’offensive judiciaire de Madrid, les indépendantistes continuent d’y croire. Joan Calvet Casajuana, photographe, a grandi à Tarragone, dans le sud de la Catalogne. Des quatre provinces catalanes, celle de Tarragone, avec son terreau industriel en crise, affiche le taux de chômage le plus élevé, à près de 20 %. Calvet Casajuana est retourné arpenter cette ville d’environ 130 000 habitants, à la rencontre d’indépendantistes, de gauche comme de droite.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

  1. Cèlia Maya Cantons, 36 ans, est enseignante en collège. Elle vote pour la gauche républicaine catalane (ERC) et s’implique dans un collectif d’accueil d’aide aux migrants, Stop Mare Mortum. « Plusieurs idéologies politiques coexistent dans l’indépendantisme. Et la coalition régionale au pouvoir [qui rassemble la droite et la gauche indépendantistes – ndlr] est une manière de montrer à l’Espagne, et au monde, que nous sommes capables de nous rassembler pour la cause. […] Ces dernières années, c’est la société civile qui a fait avancer le “procès” [processus vers l’indépendance – ndlr]. C’est au tour des politiques, désormais. Qu’ils installent des urnes et que l’on vote ! »

Voir tous les portfolios