Turquie: partout le drapeau, mais aussi…

Le 15 juillet 2016, la Turquie bascule dans l’incertitude à la suite du coup d’État manqué contre le parti au pouvoir, l’AKP. Durant les deux jours qui suivent, les combats entre différentes factions de l’armée continuent, avec la participation de la police et de civils, faisant plus de 290 morts et des milliers de blessés. Le président de la République, Recep Tayyip Erdogan, appelle la population à se mobiliser dans la rue ; toutes les mosquées du pays ainsi que tous les médias et institutions sont sommés par le gouvernement d’appeler la population à soutenir l’AKP lors de « veilles démocratiques ». Depuis, tous les jours, des manifestations ont lieu. Mais toutes ne sont pas pro-AKP.
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  1. 15 juillet 2016. Dès les premières heures après le coup d'État manqué, le président de la République, Tayyip Recep Erdogan, appelle ses partisans à sortir dans les rues et à se rassembler sur la place Taksim (rive occidentale d'Istanbul). Ce lieu est hautement symbolique : c'est ici qu'avaient débuté le 28 mai 2013 « les révoltes de Gezi », un mouvement de protestation contre un projet immobilier qui aurait mené à la destruction du parc de Gezi. Le mouvement s'était rapidement étendu à tout le pays et à toutes les communautés contre les politiques répressives d'Erdogan et de son parti, l’AKP (Parti de la justice et du développement). Cette révolte avait été violemment réprimée par la police et la place Taksim est, depuis 2013, fermée aux manifestations, avec des interdictions pour le 1er Mai, le 8 mars, ou la Gay Pride. Le slogan des partisans du président : « Mon groupe sanguin est compatible avec tous ceux qui ne sont pas des traîtres de la nation. »

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