Vive l’Organisation internationale du travail, quand l’inspection se meurt

Les inspecteurs du travail, en grève, ont manifesté à Paris à l’occasion de l’ouverture d’un grand colloque pour les cent ans de l’Organisation internationale du travail (OIT), le 26 juin, événement sous le haut patronage du gouvernement. Ils dénoncent une « mascarade » et rappellent que leur administration, à la peine depuis dix ans, doit encore subir de nombreuses suppressions de postes. Les syndicats se plaignent aussi d’une discrimination syndicale de plus en plus prononcée, contre des militants de la CGT et de Sud Travail notamment.

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  1. Pour célébrer les cent ans de l’Organisation internationale du travail (OIT), un colloque sur la justice sociale et le travail décent réunit pour trois jours à Paris chercheurs, syndicats, pouvoirs publics et politiques. Mercredi 26 juin, Muriel Pénicaud devait inaugurer les débats par un discours au Conseil économique, social et environnemental (CESE), mais sa présence a été annulée à la dernière minute. Dans les gradins du grand amphithéâtre du palais d’Iéna, plusieurs inspecteurs du travail se sont levés, munis d’affichettes, pour dénoncer le « double discours » de leur ministre, qui plébiscite « la régulation sociale mondiale », tout en soumettant l’inspection du travail française au régime sec. Dehors, le rassemblement intersyndical prévu par leurs collègues en grève, devant le palais d’Iéna, a été délogé par les forces de l’ordre. Les agents de contrôle du ministère se sont rabattus sur l’avenue Pierre-Ier-de-Serbie, avant de s’élancer vers leur ministère, rue Duquesne.

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