D'abord journaliste indépendante spécialisée sur les sujets de société, j'ai travaillé pendant treize ans pour l'Agence France-Presse, notamment au service des informations sociales, puis en tant que reporter police-justice basée en Seine-Saint-Denis.
J'ai rejoint le Pôle Enquêtes de Mediapart en septembre 2021. Depuis septembre 2023, je me consacre principalement aux sujets liés aux violences de genre.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi dans un froid glacial pour dénoncer le manque de moyens dans la lutte contre les violences envers les femmes, qui ne refluent pas, et rappeler que l’extrême droite « n’a jamais été et ne sera jamais féministe ».
Invité de l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne, Frédéric Bonnaud a remis en cause l’existence d’une agression sexuelle de la jeune Maria Schneider sur le tournage du film « Le Dernier Tango à Paris » de Bertolucci. Saisie par les étudiants, la direction de l’École des arts a lancé une procédure interne.
« On vous croit » sort mercredi 12 novembre au cinéma, auréolé d’une dizaine de prix, dont une mention spéciale à la Berlinale. Un film puissant, quasi-huis clos dans un tribunal où une mère risque la garde de son fils, qui a dénoncé les viols perpétrés par son père. Entretien avec sa coréalisatrice, elle-même « mère protectrice ».
Accusé notamment de harcèlement et d’agression sexuelle par cinq femmes, Gaël Darchen vient d’être embauché à la mairie de Puteaux, suscitant l’émotion des agents. Son avocate fait valoir qu’il n’a toujours pas été entendu par la justice et bénéficie de la présomption d’innocence.
En 1987, l’évêque Jean-Michel di Falco, accusé de violences sexuelles sur mineurs au début des années 2000, entamait une correspondance dense avec un garçon alors âgé de 15 ans, mort récemment. Selon deux de ses proches, ils auraient eu une relation intime, dévastatrice pour l’adolescent. Le religieux dénonce des « affabulations ».
Quinze témoins racontent à Mediapart les remarques racistes, comportements dénigrants et propos sexualisants répétés tenus par le comique à succès sur le tournage de la série « Maison de retraite », au printemps 2025. Jarry, qui se retranche derrière l’excuse de l’humour, a refusé de nous répondre.
L’avocate médiatique, connue pour sa défense de personnalités accusées de violences sexistes et sexuelles et pour ses critiques du mouvement #MeToo, est notamment soupçonnée d’avoir aidé le comédien Philippe Caubère à faire disparaître des preuves alors qu’il était accusé de viol, en 2018.
Les tribunaux sont depuis des décennies des lieux de combat contre les violences masculines. Le procès des violeurs de Gisèle Pelicot aura joué un rôle de révélateur de la culture du viol. Mais il laisse aussi des déceptions et la crainte, qu’une fois l’émotion retombée, la France oublie.
Le célèbre psychanalyste et homme de télévision et de radio a été mis en examen jeudi soir 2 octobre pour quatre viols, dont trois sur mineures, et deux agressions sexuelles, entre 2000 et 2020. Il a été placé sous le statut de témoin assisté pour un fait présumé de viol sur mineur de plus de 15 ans.
Un an et demi après la révélation de l’affaire, le psychanalyste est entendu mardi 30 septembre par les policiers de la brigade de protection des mineurs pour répondre d’accusations de viols et d’agressions sexuelles. Selon nos informations, 27 femmes le mettent en cause, dont sept étaient mineures à l’époque des faits.
L’instruction visant le metteur en scène de 75 ans, déjà mis en examen pour viols, a été étendue à des faits de proxénétisme, selon les informations de Mediapart. L’une des trois plaignantes l’accuse de l’avoir « fait violer » par des « centaines » d’hommes, notamment par le biais de petites annonces. Lui réfute lui avoir imposé « le moindre acte sexuel ».
Depuis nos révélations sur ses propos discriminatoires, le directeur sportif de l’association parisienne a été privé de licence. Il a malgré tout été embauché par un club partenaire, tandis que le Stade français recrutait un ancien de Canal+ mis en cause… pour propos sexistes.