D'abord journaliste indépendante spécialisée sur les sujets de société, j'ai travaillé pendant treize ans pour l'Agence France-Presse, notamment au service des informations sociales, puis en tant que reporter police-justice basée en Seine-Saint-Denis.
J'ai rejoint le Pôle Enquêtes de Mediapart en septembre 2021. Depuis septembre 2023, je me consacre principalement aux sujets liés aux violences de genre.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Lors de sa visite en Nouvelle-Calédonie, le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, a participé le 16 octobre à un « apéro » réunissant des élus de l’île, où un confinement strict interdisait tout déplacement et rassemblement, selon des témoignages recueillis par Mediapart.
Depuis 2019, l’ancien ambassadeur de France aux États-Unis vend des prestations de conseil à des sociétés privées dans des « conditions irrégulières », sans en avoir référé à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Parmi ses employeurs : le groupe israélien NSO, concepteur du logiciel espion Pegasus.
À l’approche de chaque présidentielle, la machine à sonder s’emballe. Élaborés sur la base d’enquêtes politiques de plus en plus fragiles, quasiment pas contrôlés, présentés par les médias comme des « événements », les sondages fabriquent les candidats et confisquent les scrutins. Anciens employés d’instituts et chercheurs racontent les coulisses à Mediapart.
L’actuel ministre délégué aux PME comparaissait mardi pour omission dans sa déclaration de patrimoine et d’intérêts. Le procureur a requis contre lui « entre 10 et 12 mois de prison avec sursis », 30 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité et d’interdiction d’exercer une fonction publique.
Profitant de l’examen de la loi « confiance dans l’institution judiciaire », la droite sénatoriale a fait passer un amendement assouplissant le délit de « prise illégale d’intérêts ». Le gouvernement, empêtré dans l’affaire Dupond-Moretti, n’a pas moufté.
Derrière ses meetings déguisés et son art du storytelling, il est une nécessité à laquelle Éric Zemmour n’échappera pas avant de se lancer : le financement d’une campagne qui requiert des millions d’euros. Le polémiste table sur 480 000 ventes de son livre, qui lui rapporteraient autour de 4 millions d’euros. L’homme d’affaires Charles Gave se tient prêt « à l’aider ».
Convoqué au tribunal pour omission dans la déclaration de son patrimoine et de ses intérêts lors de son entrée au gouvernement en juillet 2020, le ministre chargé des PME, Alain Griset, ne s’est pas rendu à son procès.
La mise en cause de l’ancienne ministre a suscité de vives réactions, relançant le débat sur la relation entre responsabilité politique et pénale des membres de gouvernement et des élus.
L’ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn a été mise en examen vendredi pour « mise en danger de la vie d’autrui » dans l’enquête de la Cour de justice de la République (CJR) sur la gestion de la crise sanitaire. Elle a été placée sous le statut de témoin assisté pour les soupçons d’« abstention de combattre un sinistre ».