D'abord journaliste indépendante spécialisée sur les sujets de société, j'ai travaillé pendant treize ans pour l'Agence France-Presse, notamment au service des informations sociales, puis en tant que reporter police-justice basée en Seine-Saint-Denis.
J'ai rejoint le Pôle Enquêtes de Mediapart en septembre 2021. Depuis septembre 2023, je me consacre principalement aux sujets liés aux violences de genre.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
Mediapart a eu accès aux plus de 1 400 pages de l’enquête judiciaire visant Norman Thavaud, classée sans suite en 2023. Alors que les plaignantes maintiennent leurs accusations de viols et de corruption de mineures, l’ex-youtubeur star reconnaît pour la première fois des « erreurs et des fautes » « sur le plan moral ».
L’ex-animateur star de M6 accuse le parquet de Paris de « faux en écriture publique » dans une enquête pour cyberharcèlement visant ses ex-compagnes. Des accusations qui ne remettent pas en cause les éléments portant sur les violences pour lesquelles il a été condamné à douze mois de prison avec sursis.
L’association Anticor a signalé à la justice le cas d’un maire mis en examen pour viol et qui bénéficie de la protection fonctionnelle. Alors que les deux agentes qui l’accusent n’ont pas eu droit à cette assistance juridique de leur employeur. Une situation inique, loin d’être isolée.
Hommes mis en cause pour violences sexuelles écartés, femmes réalisatrices mises à l’honneur et histoires d’amour lesbiennes à foison : un vent nouveau a soufflé sur la Croisette cette année. Un virage salvateur mais aussi opportuniste, de la part d’un délégué général, Thierry Frémaux, détracteur notoire du mouvement #MeToo.
Le directeur sportif de l’association parisienne est accusé d’avoir tenu des propos humiliants, sexistes et lesbophobes envers son équipe féminine, ce qu’il « réfute ». Malgré une plainte au pénal et un signalement à la fédération, le club lui a maintenu sa confiance après une enquête interne express.
De plus en plus de victimes de violences sexuelles et conjugales dénoncent la « victimisation secondaire » subie durant les procédures judiciaires. Cette notion forgée par le droit européen met notamment en cause l’attitude des juges et des avocats de la défense lors des audiences.
Pour la première fois, l’État a été épinglé jeudi par la Cour européenne des droits de l’homme pour des défaillances dans son traitement judiciaire de trois dossiers de viols sur mineures. La juridiction dénonce notamment des « stéréotypes sexistes » et, dans un cas, une « discrimination fondée sur le sexe ».
Une employée de l’institution genevoise a découvert début mars une caméra dissimulée dans une douche par un voyeur, après un précédent en 2014. La direction, mise en cause dans une lettre signée par 51 employées ou ex-employées, a interdit d’ébruiter l’affaire sous peine « de s’exposer à des poursuites ».
Aude G. accuse Gérard Miller de viol sur mineure en 2001. Elle vit difficilement la lenteur de la justice, alors que le psychanalyste n’a pas encore été entendu un an après l’ouverture de l’enquête. Selon une source proche du dossier, 25 plaintes ont été déposées.
L’Assemblée a adopté mardi en première lecture une proposition de loi intégrant le non-consentement à la définition pénale du viol. Un texte auquel une partie du PS, à l’image du mouvement féministe, s’est opposé, et que Gérald Darmanin, lui-même mis en cause par deux femmes, a défendu.
Le respect du consentement, tout le monde est, a priori, pour. Mais l’introduction de cette notion dans le Code pénal, débattue mardi à l’Assemblée, permettra-t-elle de changer la donne en matière de répression des violences sexuelles ? Le débat divise juristes, militantes et chercheuses.
Six femmes, dont trois de ses anciennes compagnes, dénoncent des violences sexuelles, physiques et psychologiques, selon une enquête de Mediapart. Franck Gastambide dément et se dit « victime » d’une campagne de calomnies de l’une d’elles, qu’il accuse de violences.