D'abord journaliste indépendante spécialisée sur les sujets de société, j'ai travaillé pendant treize ans pour l'Agence France-Presse, notamment au service des informations sociales, puis en tant que reporter police-justice basée en Seine-Saint-Denis.
J'ai rejoint le Pôle Enquêtes de Mediapart en septembre 2021. Depuis septembre 2023, je me consacre principalement aux sujets liés aux violences de genre.
Déclaration d’intérêts
Par souci de transparence vis-à-vis de ses lecteurs, les journalistes de Mediapart remplissent et rendent publique depuis 2018 une déclaration d’intérêts sur le modèle de celle remplie par les parlementaires et les hauts-fonctionnaires auprès de la Haute autorité de la transparence et de la vie publique (HATVP), instance créée en 2014 après les révélations de Mediapart sur l’affaire Cahuzac.
L’animateur star de M6 a été jugé coupable de violences conjugales sur une de ses ex-compagnes, et relaxé des poursuites pour violences psychologiques habituelles sur une seconde plaignante, une décision dont il va faire appel. Le groupe M6 a annoncé la déprogrammation de ses émissions.
Mediapart a eu accès à un rapport accablant, enterré en mars 2024, visant le président d’honneur du syndicat des galeries d’art. Une affaire emblématique de l’omerta qui règne dans un milieu professionnel qui n’a toujours pas fait son #MeToo.
Notes de frais, recrutement de proches, pouvoir centralisé… La nomination de l’ex-ministre macroniste a aggravé les tensions au sein de cette instance chargée de lutter contre le sexisme. De nouvelles alertes internes font état de « problèmes fonctionnels ainsi que relationnels graves ».
Le parquet de Paris a estimé que « les faits » n’avaient pas pu être « clairement établis ». Les trois plaignantes vont déposer de nouvelles plaintes contre le rappeur afin qu’un juge d’instruction soit saisi pour reprendre les investigations. « On continue, car on sait ce qu’il a fait », déclare l'une d'elles à Mediapart.
Un mois après la controverse déclenchée par la programmation du film « Le Dernier Tango à Paris », les responsables de l’institution culturelle ont livré un maigre mea culpa devant la commission d’enquête sur les violences dans le cinéma.
Le gérant du site Coco a été mis en examen pour une dizaine d’infractions jeudi, après avoir été placé en garde à vue. Cette plateforme, fermée depuis cet été, était au cœur de l’affaire des viols de Mazan, mais aussi de pédocriminalité, de proxénétisme et d’agressions homophobes.
Jugé jeudi pour violences conjugales, l’animateur de M6 a persisté à se poser en cible d’une « vengeance ». La procureure a tenu à « rappeler qui est la victime et qui est l’agresseur », au terme d’une procédure où les plaignantes ont été brutalisées par la défense.
La plainte pour harcèlement et cyberharcèlement déposée par l’animateur de M6 contre les deux femmes qui l’accusent de violences conjugales a été classée sans suite mardi 7 janvier, selon les informations de Mediapart. Il comparaît ainsi jeudi privé de son principal argument de défense.
Animateur télé vedette, businessman accompli, homme de théâtre : rien ne semblait devoir résister à Stéphane Plaza, machine à cash de M6. Mais en dehors des plateaux, l’homme présente un tout autre visage. Sarah Brethes raconte comment elle a enquêté sur des violences conjugales que son employeur a tenté de minimiser. Stéphane Plaza a été condamné à 12 mois de prison avec sursis le 18 février 2025.
De l’enquête au procès : l’affaire Stéphane Plaza — Podcast
Quand l’affaire Plaza est révélée, M6 juge urgent de défendre son animateur, en dépit des éléments matériels fournis par les victimes. Preuve que les violences conjugales sont encore considérées comme un problème secondaire. Surtout au vu des énormes enjeux financiers. Deuxième épisode de notre podcast.
Une ex-compagne et collaboratrice de l’animateur, qui sera jugé le 28 août pour violences conjugales, a réclamé le retrait d’une attestation écrite pour sa défense, se disant victime de « manipulation » et de « violences psychologiques ». Stéphane Plaza réplique avoir déposé plainte contre elle, notamment pour harcèlement.