Dossier Aux manettes

« Suzerain » : l’âpreté de l’exercice du pouvoir distillée en jeu vidéo

En nous confiant les rênes du « Sordland » en 1954, le jeu vidéo produit une formidable démonstration du caractère corrupteur du pouvoir, qui fait passer du compromis à la compromission. Il vient enfin de sortir en version francophone, grâce aux efforts d’un joueur.

Théo Dezalay

Qu’est-ce que cela signifie vraiment de gouverner ? Chacun·e peut se frotter à cette question épineuse dans Suzerain, un jeu vidéo de 2020. On y incarne en 1954 le président du Sordland, sorte de république du Moyen-Orient dans un monde fictif mais ressemblant au nôtre. L’élection vient de nous porter au pouvoir, mais l’heure n’est pas à la fête : une terrible récession, un conflit religieux, la corruption généralisée et la menace du royaume voisin du Rumburg promettent un mandat houleux.

Réservé aux abonné·es

Se connecter

La lecture des articles est réservée aux abonné·es

Se connecter