Joseph Andras: «Je ne voulais pas laisser Iveton aux mains de ses bourreaux»

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Auteur d'un roman, De nos frères blessés, sur le destin du communiste Fernand Iveton, guillotiné en 1957 pour son soutien jugé terroriste à la cause indépendantiste algérienne, Joseph Andras revient sur l'indécrottable d'hier et d'aujourd'hui. Histoire de donner à saisir un certain angle mort français : l'esprit colonial, la gauche entachée, le pouvoir suborneur, la raison d'État…

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Joseph Andras est un auteur vigilant, qui n'accorde sa confiance, millimétrée, qu'avec parcimonie. Il a refusé, en mai, le Goncourt du premier roman. Il décline la plupart des demandes d'entretien. Il se veut attaché à la cohérence affichée de sa démarche – fuir les vanités engluantes du milieu littéraire et contrôler sa parole publique pour éviter les altérations d'une presse majoritairement occultée par les capitaux.