Jour de décembre, près de Châtelet à Paris, nuit tombée et bruine obstinée, lumières floutées d’un velum, le Miroglio café. Miroirs, lustres, fauteuils ornementés à touche-touche, l’arrière-salle est bondée. Pour parler du dernier ouvrage de Sándor Márai publié par Albin Michel, Les Étrangers, se retrouvent là universitaires ou passionnés, tel Vati, blogueur sexagénaire tombé amoureux de l’écrivain hongrois. Et bien sûr est présente, frange droite sur l’œil, Ibolya Virág, traductrice, éditrice, infatigable passeuse des littératures d’Europe centrale, qui fit redécouvrir Márai au monde (lire sous l'onglet prolonger).