Sandra Lucbert s’empare de la langue des « contes publics »

Par Ulysse Baratin (En attendant Nadeau)

Court, décisif, d’une inventivité et d’une lucidité féroces, « Le Ministère des contes publics » ouvre une voie. Pour la première fois, un texte s’empare du discours sur la « cessité » de réduire la dépense publique au nom de la dette. Face aux stances techniciennes qui nous environnent, Sandra Lucbert prend la littérature au sérieux.

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Dans Personne ne sort les fusils, en 2019, Sandra Lucbert faisait fondre les « paroles gelées » du procès France Télécom. Elle inventait un genre. Après la langue des managers, au tour de celle des hauts fonctionnaires et dirigeants politiques. Le discours de la dette publique.