Natalia Ginzburg, grande écrivaine de «petites vertus»

Par Claude Grimal (En attendant Nadeau)

Peu connue en France en dehors d’un cercle d’inconditionnels, Natalia Ginzburg, romancière italienne, essayiste et auteure d’un poème magnifique (Memoria, sur la mort de son époux Leone Ginzburg, tué par la Gestapo à Rome), possède une voix d’une clarté exceptionnelle. Peut-être la réédition des Petites Vertus permettra-t-elle sa (re)découverte.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Les Petites Vertus, pour lequel Natalia avait, malgré les prières de l’éditeur, refusé d’écrire une introduction, n’est précédé que d’une brève notice de sa main signalant essentiellement que les textes du livre ont tous été, sauf un, déjà publiés en revue entre 1944 et 1962. Son ami Italo Calvino se chargea du travail promotionnel et explicatif en rédigeant une quatrième de couverture (reproduite en pages préliminaires) clairvoyante et élogieuse, qui n’hésitait pas à considérer l’ouvrage comme « une leçon de littérature ».