Winnie l’ourson au pays des requins

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C’est bientôt la fin de l’hivernation, les ours vont sortir de leur tanière : une occasion de relire le chef-d’œuvre Winnie l’ourson, qui vient d’être réédité chez Gallimard, pour parler de pots de miel et de mondes perdus de l’enfance, autrement dit de capitalisme et de littérature.

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Les éditions Gallimard ont réédité cet hiver le livre qui a donné naissance à l’un des plus célèbres plantigrades du monde, Winnie l’ourson, dont Alan Alexander Milne avait publié les premières aventures en Angleterre et aux États-Unis simultanément, en 1926. Winnie l’ourson et sa suite, plus délicieuse encore, La Maison de l’ours Winnie (1928) ont connu un succès mondial : la version traduite en latin (par un Hongrois vivant au Brésil, tout confine toujours à l’absurde avec Winnie), Winnie Ille Pu, a même été le premier livre en langue étrangère à entrer dans le classement des best-sellers américains.