«Blanès» de Hedwige Jeanmart : à la recherche de l'homme perdu. Premiers romans (4/4)

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Blanès, étonnant et détonant premier roman, défie à la fois le pitch et le rationnel. Costa Brava, disparition, Roberto Bolaño, camping, deuil et pur plaisir de lecture : se souvenir que le rire est victoire sur le tragique. Extrait en fin.

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Au cours du dernier week-end d’août s’est tenue à Namur la seconde édition de l'Intime festival. Ni palmarès, ni signatures en série, ni raout mondain : « Se retrouver pour découvrir une sélection littéraire personnelle et singulière, pour explorer des textes avec des écrivains et des acteurs, pour découvrir les intersections avec le cinéma, la photographie, l’illustration ou encore la musique pour partager des émotions. » Casser les catégories et partager, l’idée est de Benoît Poelvoorde, maître d’œuvre et programmateur de la chose. Ainsi donc, Dominique Blanc avec Annie Ernaux, Michael Lonsdale avec Le Livre de ma mère, Anne Consigny avec Duras, Édouard Baer avec Styron, Michel Vuillermoz avec Gary, Charles Berling avec Marcel Cohen. Mais aussi des écrivains, des comédiens débutants abordant Emmanuelle Pagano ou Roland Barthes. Et, parmi ces noms célèbres, une inconnue, une seule : Hedwige Jeanmart. Choix personnel de Poelvoorde, emballé par Blanès. On ne peut que souscrire.