Architecture: le nouveau palais de justice de Paris manque sa cible

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Le déménagement de l’île de la Cité aux Batignolles a suscité de nombreux remous. À l’occasion de l’inauguration du nouveau palais de justice de Paris, conçu par l’architecte star Renzo Piano, Mediapart donne la parole au philosophe belge Laurent de Sutter, auteur d’un bref essai cinglant sur ce bâtiment haut de 160 mètres.

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Trois boîtes empilées pour former une tour de 160 mètres de haut et 38 étages, aux Batignolles, dans le nord-ouest parisien : le palais de justice de Paris, qui vient d’être inauguré en avril, construit par le « starchitecte » Renzo Piano (co-concepteur du musée Pompidou), crispe nombre de professionnels de la justice. Ces derniers le jugent « aseptisé », voire « déshumanisé », et regrettent le site historique de l’île de la Cité. Le chantier, réalisé par Bouygues, a été financé de manière aventureuse par un « PPP », un partenariat public-privé, qui court jusqu’en 2044, pour un total de 2,3 milliards d’euros (sur la polémique liée au montage du PPP, lire les articles de Michel Deléan sur Mediapart).

À l’occasion de la publication aux éditions B2 d’un bref essai cinglant sur ce nouveau bâtiment, censé incarner l’un des nouveaux visages du Grand Paris, Mediapart a donné la parole au philosophe belge Laurent de Sutter, qui enseigne par ailleurs la théorie du droit à l’Université libre de Bruxelles. Pour de Sutter, Piano, qui voulait faire un tribunal à hauteur d’homme, s’est pris les pieds dans ses bonnes intentions.

Laurent de Sutter, Post-tribunal, Renzo Piano et l’île de la Cité judiciaire, éditions B2, 12 €.

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