La fin de l’oncle

Par Claire Paulian (En attendant Nadeau)

Avec « DOncle », Rebecca Gislert signe un premier roman fantaisiste et monstrueux. Dans une écriture comme en apesanteur, lautrice se penche sur une vie bringuebalante comme un mobile de Tinguely, toujours au bord de leffondrement.

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Tout part d’un oncle, personnage pour ainsi dire oblique, sans descendance directe. Tout ? C’est-à-dire un imaginaire, une syntaxe accumulative faussement naïve, une forme d’humour pince-sans-rire nécessaires pour déployer le personnage d’un oncle, resté comme suspendu sur un bord de monde à lui, enfantin, inébranlable, auquel il faut, si l’on veut pouvoir cohabiter, s’adapter comme on s’adapte à des coins de pièce biscornus, même si on rêve d’espaces plus pratiques. Or, cohabiter, il le faut, puisque la narratrice et son frère jumeau sont, le temps d’un confinement, hébergés chez leur oncle.